Psychologue dans un service de pédopsychiatrie et psychanalyste. Docteur en psychologie clinique, chercheur associé au laboratoire de Psychologie Subjectivité, Connaissances et Lien Social (EA 3071), chargé d’enseignement à l’Université De Strasbourg.
Ouvrages publiés :
Un manuel de théorie psychanalytique : Les psychanalystes et le développement de l’enfant , collection Psychanalyse et clinique, Ramonville Saint Agne, Erès, 2000 (526 pages).
Nouvelle version revue et augmentée : La théorie psychanalytique et l’enfant. Temporalité développement, L’Harmattan, décembre 2009 (479 pages, grand format).
Un essai : La pédofolie. De l’infantilisme des grandes personnes , collection de l’Oxalis, Bruxelles, De Boeck, 2004 (222 pages).
Intervention venant répondre au thème de la journée évoquant les violences sexuelles. D’une part, est questionné l’intérêt privilégié de notre époque pour le thème des violences sexuelles, en le remettant historiquement en perspective. D’autre part, dans une perspective psychanalytique, j’ai tenté de montrer que toute violence tendait à se sexualiser, c’est-à-dire à prendre une signification sexuelle (disons "phallique" pour les initiés). Ou bien la dimension sexuelle est présente d’emblée, ou bien elle ne l’est pas parce que la violence traumatique n’a pas fait sens. Dans ce cas encore, il y a deux cas de figure : c’est une agression non sexuelle (par exemple, un garçon se fait frapper par un autre), soit c’est une agression sexuelle violente hors de tout désir subjectif et qui n’arrive pas à faire sens pour le violé, surtout s’il s’agit d’un jeune enfant dans ses premières phases de développement. La sexualisation, l’apport d’une signification phallique sera en fin de compte un mode de liaison signifiante qui permettra de métaboliser le trauma. Autrement dit, mieux vaut une signification sexuelle avec la culpabilité et la honte allant avec, plutôt que rien. Par conséquent, même lorsqu’une violence n’est pas sexuelle, elle se sexualisera, sur le schéma freudien du fantasme "On bat un enfant".
Texte d’Eric Bidaut sur mon livre
Revue CONTRASTE n° 33, 2010
Reprise de "Le monstre sur le seuil", à la demande de Mme Nadia Taïbi, philosophe, directrice de la revue Sens-Dessous (avec des remaniements, d’où le changement d’intitulé). "Je suis d’ailleurs" est - comme "Le monstre sur le seuil" - le titre d’une nouvelle fantastique de Lovecraft. Il développe l’étrangeté à soi-même, l’inquiétante familiarité (Unheimlichkeit) de son image qui peut aller jusqu’à sa propre détestation.
"La théorie psychanalytique et l’enfant. Développement et temporalité", L’Harmattan, décembre 2009 (479 pages, grand format). Extrait du préambule :